D’autres chercheurs en anthropologie expérimentale

Carlos Castaneda : anthropologue américain travaillant sur une ethnie amérindienne – les Yaqui – publie sa thèse qui donne les résultats de son enquête ethnographique auprès d’un chaman de cette ethnie. Ce travail devient un best-seller mondial traduit en de multiples langues.

Michael Harner : propose à la suite de ses recherches dans le domaine de l’Anthropologie expérimentale des moyens permettant à tout Occidental qui le souhaite d’expérimenter des états chamaniques. Harner, qui était jusque-là estimé de ses pairs, est alors subitement « descendu en flèche » par ses honorables confrères. Ce qui les dérange, c’est l’idée que tout être humain qui s’y entraîne peut, par lui-même et hors du contexte culturel des peuples traditionnels vivre des ENOCs de type chamanique.

Jeremy Narby : a étudié l’ayahuasca et en a inféré que les visions des chamans sud-amérindiens implique une communication avec la structure même de l’ADN, la molécule fondamentale de tout ce qui vit, porteuse du code génétique. Cette structure est en double hélice et, lors d’une transe (obtenue par ingestion d’ayahuasca, pendant un rite auquel il fut convié), Narby voit deux serpents entrelacés. Son enquête lui révèle ensuite que les Indiens qui prenaient de cette substance avaient également ce même type de vision. Il a rencontré de vives critiques de la part de ses pairs.

Terence McKenna : ethnobotaniste et explorateur, il « a parcouru le monde pour travailler et vivre avec des chamans. Aux connaissances ainsi acquises se sont ajoutés ses efforts pour la conservation des plantes utilisées dans les rituels. » (Henri Weissenbach, texte de présentation pour le livre de Terence McKenna, La nourriture des dieux). Suspecté de mener un trafic de stupéfiants par les autorités américaines. Il a été perçu comme un chercheur subversif et déconsidéré par ses pairs.