L’évolution des contacts

            Pendant de nombreuses années, les manifestations des voix paranormales étaient courtes, difficilement audibles, souvent rapides et difficiles à obtenir.

            Puis, petit à petit, les messages sont devenus plus nombreux, plus longs, plus audibles à tel point qu’il serait actuellement possible de recevoir des messages durant plusieurs minutes d’affilée sur les bandes magnétiques. Des conversations téléphoniques de longueurs diverses ont également été enregistrées (Manfred Boden) et il serait même possible, à l’heure actuelle, de converser avec cet au-delà en direct, par voie acoustique, aussi simplement que par téléphone.

            Au niveau de l’image, il y a également eu des progrès : d’images statiques, on passe progressivement au mouvement. Des petits films vidéos comprenant des séquences d’images d’un autre monde circulent dans le milieu des expérimentateurs. En général, ces images et séquences sont toujours annoncées par des messages sonores sur bandes magnétiques avant leur réception. Tout se passe comme s’il y avait des « stations émettrices » de l' »autre côté » qui perfectionneraient, de plus en plus, les moyens de communication[1]. Il semble, pourtant, d’après les messages, que les vivants soient majoritairement responsables de la qualité des réceptions, car, en fin de compte, elles dépendent grandement de notre technologie[2]. Il y a bien eu des appareillages spécialement construits pour améliorer la transcommunication, mais sans apporter de réelle percée, ni technologique, ni dans le sens de la qualité de communication. Bien souvent, ces appareillages n’ont fonctionné qu’un temps (le « Spiricom » de George Meek en 1982, par exemple) et sont donc sujets à critiques et controverses.

            De plus, il semble que cette qualité de communication soit aussi en grande partie dépendante de conditions atmosphériques, météorologiques, astronomiques[3], et de facteurs humains tels que la concentration et la forme physique des expérimentateurs.

            Une conclusion s’impose pourtant : les défunts ne détiennent pas la science infuse. Leur statut de mort ne leur donne pas des caractéristiques divines. Pour eux, il existe des difficultés et il est clair qu’ils ne comprennent pas toujours le monde nouveau qu’ils découvrent post-mortem. Il semble donc hors de question de vouloir résoudre, avec le concours des voix paranormales, toutes les questions philosophiques que nous nous posons quant à la mort et à la survie.


[1] – Les voix paranormales parlent souvent de stations (certaines ont des noms : Zeitstrom – fleuve du temps -, ABX Juno, Central Investigation Station…) et de radar. Ce que cela signifie est très diffcilement compréhensible.

[2] – Cette technologie, utilisée dans la transcommunication instrumentale, est une technologie courante, détournée de son usage habituel.

[3] – Friedrich Jürgenson note que les phases de la lune semblent jouer un rôle dans la qualité de la réception des voix paranormales. Le meilleur moment pour la réception serait, d’après lui, la pleine lune. Sprechfunk mit Vestorbenen, page 218.