Les ondes cérébrales

L’EEG (électroencéphalogramme) enregistre et restitue l’activité électrique du cerveau. En effet, le cerveau est parcouru en permanence par des ondes électriques de différentes fréquences : on les subdivise en ondes Bêta, Alpha, Thêta, Delta.

Parce qu’elles ont des rapports avec ECO et ENOCs, abordons maintenant ces ondes cérébrales et leurs caractéristiques.

Delta :  0,5-3 hz : sommeil profond sans rêve / régénération cellulaire
Thêta :  3-7 hz : sommeil avec rêve / profonde relaxation, méditation profonde, rêve lucide, OBE, divers types de transes
Alpha :  8-13 hz : relaxation, superlearning, pensés positive, pensée créatrice
Bêta :  13-30 hz : état de veille normal, concentration, stress, anxiété
Gamma :  30 hz et + : super acuité/concentration
   

Les Ondes Bêta

C’est l’activité électrique du cerveau correspondant aux ondes les plus rapides. Jusqu’à il y a peu, on pensait pouvoir les cantonner dans les limites de 13 à 30 hertz[1], mais on s’est récemment aperçu que le cerveau pouvait produire de l’électricité jusqu’à des fréquences bien plus élevées.

Les ondes Bêta sont celles qui sont majoritairement présentes lors de l’ECO : l’état de veille habituel, l’action et la pensée orientées vers l’extérieur. Elles sont plus présentes dans l’exercice de la pensée logique et analytique – donc aussi lorsque le cerveau gauche est particulièrement actif. Si les ondes Bêta sont nécessaires à l’adaptation vigilante et ciblée à l’existence, leur permanence devient pernicieuse. Les mauvais stress rongeurs d’énergie, générateurs d’anxiété, de déboires psychosomatiques, d’insomnie et d’épuisement, sont lisibles sur l’EEG par une prédominance incessante des ondes Bêta. C’est là le signe d’une usure énergétique de l’organisme : l’énergie est prise dans les réserves et est brûlée sans qu’elle puisse vraiment se régénérer. Le « réservoir » se vide de plus en plus et l’on connaît bien les différents symptômes qui en découlent :

  • Irritabilité
  • Angoisses et anxiété
  • Sentiment d’impuissance grandissant
  • Impuissance tout court (dans le sens sexuel)
  • Mémoire, efficacité s’effilochant
  • Confiance en soi, en la vie, en les autres plus ou moins en miettes
  • Sociabilité qui se réduit de plus en plus
  • Impression d’être toujours à la limite du crash – et parfois il survient, le crash : dépression, ou burn out, ou infarctus, ou autrement encore…

Ces indispensables ondes Bêta doivent être présentes de façon ciblée : ni trop, ni trop peu, juste ce qu’il faut pour agir et réagir utilement face aux stimuli de la vie. C’est donc l’excès et la permanence qui nuisent.

Retenons ici que les ondes Bêta sont liées à l’ECO et aussi, en tant que signe de vigilance et d’action, à tous les états de conscience (y compris à certains ENOCs) qui sont marqués, précisément, par les comportements vigilants et actifs.

Les hémisphères ne sont pas synchtronisés
Les hémisphères ne sont pas synchtronisés

Les Ondes Alpha

Elles sont plus lentes que les ondes Bêta, puisque leur fréquence est de 8 à 13 Hz.

Nous connaissons tous des moments « ondes Alpha » (sauf certaines personnes en état d’épuisement professionnel, « burn out » comme disent les Américains). À chaque fois que nous clignons des yeux, une stimulation d’ondes Alpha se produit. Il en est de même lorsque nous avons les yeux fermés et l’esprit relativement calme, lorsque nous rêvassons, nous relaxons ou lorsque notre attention s’oriente vers l’intérieur de nous.

Dans les années 1960, on s’est beaucoup intéressé aux ondes Alpha : on s’est alors rendu compte sur EEG que les personnes qui méditaient produisaient largement ces types d’ondes cérébrales dans leurs cerveaux. C’est alors qu’ont été créés les premiers « biofeedback Alpha »[2] : ces appareils réagissent par un signal sonore dès que des ondes Alpha sont dominantes dans le cerveau du sujet. Grâce à ces appareils, il devint facile de s’entraîner à entrer en état de relaxation et de plus en plus de gens y parvinrent. Les chercheurs observèrent alors des changements significatifs de comportement chez la plupart des sujets : ils gagnèrent en calme, ils devinrent plus équilibrés, certains parvinrent même facilement à renoncer à l’addiction à l’alcool, au tabac, à des drogues. Après entraînement, beaucoup réussissaient aussi, sans plus devoir utiliser l’appareil, à se remettre dans cet état Alpha de relaxation et de paix intérieure.

Les ondes Alpha sont (avec les ondes Thêta et Delta) en rapport avec les processus de régénération énergétique aux niveaux tant physique que nerveux et mental – là où la prépondérance des ondes Bêta est signe d’une consommation de ces mêmes énergies. L’état Alpha est également reconnu guérisseur du stress qui est si dévoreur de vitalité, d’efficacité et de joie de vivre. Retenons donc que chaque être humain normalement constitué expérimente la présence des ondes Alpha dans son cerveau – et c’est salutaire et indispensable à la régénération de l’énergie vitale dans son organisme, à son bien-être et même à sa survie.

L’état Alpha, en corrélation avec les ondes Alpha, est la porte d’entrée des ENOCs : sommeil et rêve, mais aussi méditation. Toutefois cet état Alpha à lui seul, sauf dans certains cas d’extrême contrôle du corps que nous verrons plus loin, est passif en lui-même. C’est le plus souvent son association avec les ondes Thêta qui signe vraiment l’ENOC.

Voyons à présent les ondes Thêta.

Les Ondes Thêta

Les ondes Thêta sont plus lentes encore : de 3 à 7 Hz (cf. Hutchison 27 ->).

Chacun d’entre nous a pu en faire l’expérience de manière tout à fait naturelle : dans cet état appelé hypnagogique (qui est une variété d’ENOC spontané) que nous connaissons parfois entre la veille et le sommeil. Certaines personnes racontent avoir marché ainsi en des lieux inconnus, ou avoir assisté en spectateur à des scènes d’une vie intense, ou avoir simplement observé en toute passivité des images s’interpénétrant : visages humains, têtes animales se transformant de l’une à l’autre comme dans le morphing informatique. Il n’y a là aucune ingérence du mental conscient, cela se crée dans le regard intérieur et c’est parfois vraiment somptueux.

Lorsque ce genre de choses se produit, c’est le signe que le cerveau est majoritairement parcouru d’ondes Alpha et Thêta. En même temps, les crispations se relâchent et les tensions décrochent (parfois même, avec des sursauts musculaires qui secouent tout le corps).

Le cerveau produit donc des ondes Thêta et, jusqu’aux années 1960-1970, on pensait que ces ondes Thêta ne pouvaient être majoritairement présentes que dans le sommeil avec rêve (phase appelée REM[3]) – et pas à l’état de veille. Et puis, à la suite de la mise en évidence de la prépondérance Alpha dans certains états modifiés de conscience, les recherches se poursuivirent. Et lorsqu’on eut réalisé que l’état Alpha était agréable mais seulement passif, les chercheurs sont allés plus loin dans leurs investigations.

Une étude fut ainsi menée sur des moines pratiquant cet ENOC qu’est la méditation zen depuis plus ou moins longtemps. Et là, apparut une chose curieuse : les jeunes moines peu entraînés entraient facilement en Alpha et y restaient pendant la méditation. Mais les moines plus anciens allaient très vite dans l’état Thêta après un court passage en Alpha : leur cerveau produisait en majorité et longuement des ondes Thêta. Or, les ondes Thêta étaient considérées jusque-là comme présentes uniquement dans le sommeil avec rêve – et ces moines, non seulement ne dormaient pas, mais ils étaient bien au contraire tout à fait vigilants mentalement. En fait, plus les moines étaient entraînés à la méditation, plus vite leur cerveau générait du Thêta.

Les recherches se sont donc poursuivies et ont abouti à la création d’appareils permettant un entraînement à la production d’ondes Thêta. Alors, on put parvenir aux conclusions suivantes :

  • Le cerveau majoritairement parcouru d’ondes Thêta à l’état de veille est signe d’ENOC
  • L’état Thêta est puissamment créatif
  • Il peut permettre l’émergence d’idées nouvelles, de synthèses originales, aussi bien que la libération de souvenirs anciens enfouis
  • Il marque un apaisement de l’esprit et du corps, des pensées et des émotions
  • Il crée des ressentis et des expériences subjectives aboutissant à une intégration meilleure des sentiments, à un bien-être psychologique
  • Il a un pouvoir de transformation de la personnalité, de la vision du monde, de l’action
  • Il libère de croyances et comportements étriqués
  • Il aide à la guérison et régénère…
  • En fait, on s’est également rendu compte que ceux qui entraient facilement en Thêta bénéficiaient d’une meilleure résistance et d’une meilleure santé physique, nerveuse et mentale. On observa entre autres effets positifs :
  • Élimination de fragilités du corps et accroissement de la disponibilité de l’énergie vitale
  • Élimination des états dépressifs
  • Élimination des tendances aux angoisses/anxiété
  • Élimination de la dévalorisation de soi et augmentation de l’estime de soi et de la confiance en soi.

On en a déduit que ces améliorations étaient liées à l’acquisition d’une conscience de soi et du corps meilleure et plus élargie, d’une nouvelle maîtrise nerveuse et émotionnelle, d’un renforcement de la personnalité. S’y ajoutent souvent le développement de l’intuition et l’aptitude à puiser dans ses ressources profondes.

Le rythme Thêta crée des ondes Thêta

Les travaux de chercheurs ont démontré que les cultures traditionnelles savent stimuler les ondes Thêta dans le cerveau :

  • Andrew Neher, un neurophysiologiste américain, montra que la stimulation sonore par les tambours à la fréquence de 4 à 7 cycles par seconde (Hz) est la plus efficace pendant les cérémonies chamaniques parce qu’elle accroit les rythmes Thêta qui se manifestent dans les zones corticales du lobe temporal des participants.
  • Wolfgang Jilek, anthropologue américain, qui a étudié la cérémonie de la Danse des Esprits dans l’ethnie Salish, a montré que la transmission de la fréquence Thêta au cerveau sous l’influence du rythme des tambours était tout à fait réelle. Il a découvert que les rythmes frappés par les tambours se trouvaient dans une bande allant de 0,8 à 5 Hz et qu’un tiers des fréquences dégagées se trouvaient dans la bande du Thêta, à 4 ou 5 Hz. Il affirme : c’est la zone de fréquences correspondant aux ondes Thêta qui est reconnue comme la plus efficace dans la production d’états de transe.
  • Michael Harner, anthropologue américain spécialiste du chamanisme, a confirmé ces découvertes : les sonorités rythmées peuvent induire des ENOCs.

Il est donc prouvé que les rythmes des tambours induisent une(mémoire 31) réponse du cerveau sous la forme de la production des ondes Thêta favorisant les ENOCs : il n’est donc pas étonnant que le tambour soit l’instrument de musique-clé dans toutes les cultures traditionnelles.

 

Alyce et Elmer Green (Ph. D. en psychophysiologie) font, depuis de nombreuses années, des recherches dans le domaine du biofeedback, des ondes cérébrales et des ENOCs[4]. Dans leurs travaux, ils ont été en contact avec des sommités telles, entre autres, Stanislav Grof (le fondateur du courant de la Psychologie Transpersonnelle) et John Lilly (chercheur en neurophysiologie expérimentale, grand connaisseur en ENOC et créateur du caisson d’isolation sensorielle). Ils ont pu travailler avec des yogis de haut niveau, tel Swami Rama du Himalayan International Institute de Glenview ; sur des chamans, comme Rolling Thunder, medicine-man Cherokee ; et sur des personnes ayant des facultés non ordinaires tel Jack Schwartz, que vous rencontrerez un peu plus loin.

Pour conclure cet exposé sur les ondes Thêta, rappelons ceci : quand elles sont à l’état de veille en association avec les ondes Alpha, c’est là un des signes les plus sûrs d’ENOC.

Ondes Alpha + Thêta = ENOCs

Avant d’aborder les ondes Delta – sur lesquelles il n’y a actuellement que peu de choses à dire dans le registre des ENOCs – voici quelques résultats de recherches par EEG sur des sujets sortant de l’ordinaire. Ces travaux montrent l’importance significative des ondes Alpha ou/et Thêta dans différents ENOCs.

Alyce et Elmer Green ont pu étudier les performances non ordinaires de Jack Schwarz[5]. Cet homme était à la fois guérisseur et capable, tels certains yogis, d’une maîtrise absolue sur son propre organisme – élimination de la douleur, contrôle du saignement lors de blessures, stimulation du système immunitaire face à des infections volontaires. Jack Schwarz était aussi par ailleurs capable d’une étonnante perception de la vie et des problèmes d’autrui. Il avait donc des caractéristiques et des capacités chamaniques, bien qu’étant né en Hollande.

Pendant les expériences avec les Green sous contrôle EEG, Jack Schwarz s’enfonçait des aiguilles (préalablement piétinées au sol en guise de stérilisation !) en se traversant le biceps de part et d’autre. Puis il retirait l’aiguille et, en se concentrant pour l’interdire, il bloquait toute émission de sang de la plaie. Pendant toute la durée des expériences, des ondes Bêta étaient présentes sur son EEG. Toutefois, lors de l’enfoncement de l’aiguille, là où toute personne ordinaire aurait produit en abondance des ondes Bêta anarchiques, le cerveau de Jack Schwarz se mettait à produire de l’Alpha régulier avec une légère prédominance de l’hémisphère cérébral gauche.

Quant au risque d’infection, voici ce qu’il en disait :

– Si le corps sait qu’il n’a pas à interagir avec un élément étranger, ou à réagir contre cet élément, il n’y a aucune possibilité pour qu’une infection se produise.

Fait extraordinaire : bien que Jack Schwarz ait fait ce genre de démonstration des centaines de fois, la peau de son bras est toujours restée libre de marques et de cicatrices et aussi douce que celle d’un bébé ! Son bras savait, de toute évidence, qu’il n’avait pas à interagir avec l’aiguille qui le traversait !…

Ramon Torres, le sujet péruvien étudié par le psychologue Erik Peper, avait le même genre de caractéristiques d’électricité cérébrale à dominante Alpha lorsqu’il s’enfonçait le rayon d’une roue de bicyclette dans la joue : dès que le métal touchait le visage, son cerveau passait de Bêta en Alpha et ne revenait en Bêta que quand la tige métallique était ressortie par l’autre joue.

On connaît également en Grèce des chrétiens orthodoxes qui marchent sur le feu : les Anastéridès. Pendant leur marche sur le feu, des électrodes placées sur leur tête ont révélé sur l’EEG la prédominance d’ondes Alpha.

Les Green ont également voyagé en Inde et ont ainsi pu expérimenter sur des sages et des yogis, dont Yogiraja, qui fut « enterré » pendant sept heures et vingt minutes – durée pendant laquelle son cerveau produisit continuellement et quasi uniquement des ondes Alpha : pas de retour en ECO et en Bêta, pas d’approfondissement en Thêta.

Ces travaux tendent à démontrer que les ondes Alpha, lorsqu’elles sont quasi exclusivement présentes[6], signent des ENOCs de particulière maîtrise du corps, de la douleur et des émotions (qui ne sont pas à la portée de tout un chacun, il faut bien le constater).

Charles Tart, professeur de psychologie et un des grands spécialistes américains dans le domaine des ENOCs, a pu expérimenter sur des sujets en OBE c’est à dire en sortie hors du corps. L’EEG de certains de ces sujets présentait un tracé particulier, qui n’avait pas encore été rapporté par les chercheurs travaillant sur le sommeil et le rêve. Cet EEG montrait des ondes Alpha lentes, des ondes Thêta très présentes et seulement peu ou pas d’ondes Delta (qui apparaissent en général chez chacun environ une demi-heure après le début de l’endormissement).

Des expérimentations ultérieures ont également corroboré l’abondance simultanée des ondes Alpha et Thêta chez des yogis en méditation profonde, chez d’autres sujets en OBE et chez des sujets psi.

Des chamans occidentaux ; des guérisseurs

Maxwell Cade et Nona Coxhead[7], chercheurs dans le domaine des ENOCs, ont testé sous EEG des guérisseurs en activité. Là aussi, Alpha et Thêta se présentèrent de façon significative.

Pendant que Addie Raeburn, un de leurs sujets, traitait un malade par imposition des mains, son cerveau produisait d’abord de l’Alpha dominant et du Thêta intermittent pendant les cinq à six premières minutes. Puis le Thêta devenait dominant. À la fin de la séance, le Thêta persistait pendant une demie-minute environ, puis l’Alpha prenait le relais pour quelques minutes encore, et enfin le Bêta réapparaissait.

Le plus intéressant, c’est que les malades eux aussi entraient en ENOC pendant la séance : leur cerveau produisant du Thêta. Mieux encore, on a trouvé une concordance entre ce qui se passait dans le cerveau de la guérisseuse et dans celui du patient : l’EEG de ce dernier montrant, avec  toutefois moins d’amplitude, les mêmes variations Alpha et Thêta que celui de la soignante. Et ce n’est que cinq à dix minutes après la séance que les deux EEG retrouvaient leurs spécificités propres. Cade et Coxhead ont également montré que, selon la position des mains du guérisseur sur le corps du patient, cette concordance des deux cerveaux variait.

Ces chercheurs ont également montré que la guérison à distance pouvait exister. Pour cela, ils ont expérimenté avec deux guérisseurs : Hilda et Edgar Chase. Voici la procédure qui fut adoptée : Edgar se rendait dans une autre pièce où il était connecté à un EEG, pendant que Hilda et le patient restaient dans le cabinet de consultation et étaient également branchés sur EEG. Puis Hilda affirmait entamer le soin tout en n’en faisant rien. En fait, c’est Edgar, dans l’autre pièce, qui entreprenait de soigner le malade à distance à partir d’un signal convenu.

Dès la survenue du signal, l’EEG de Edgar changeait immédiatement pour montrer des modèles Alpha-Thêta stables significatifs. Quant à l’EEG du patient, quelques secondes après, il s’alignait sur le tracé de Edgar alors que le cerveau de Hilda ne montra rien de particulier.

 

Toutes ces expériences, et d’autres encore, ont mis en évidence l’importance de l’Alpha et du Thêta stables dans les ENOCs.

À présent, nous passons aux ondes Delta.

Les Ondes Delta

Ce sont les plus lentes : 0,5 à 3 Hz. On les associe au sommeil profond et sans rêve et au coma. Toutefois, il semblerait que les ondes Delta apparaissent à l’état de veille dans certains phénomènes paranormaux et pourraient être associés avec les niveaux de conscience les plus mystiques (transe et extase mystiques, états contemplatifs, états océaniques…). Cependant, les expérimentations sont encore à faire pour mettre réellement en évidence le rapport entre les ondes Delta et ces types d’ENOCs.

Le cerveau réagit aux perceptions des sens

Différents stimuli ont été utilisés à travers les cultures chamaniques. Ils sont globalement de deux ordres : soit en carence, soit en stimulation d’un ou plusieurs sens. Ce sont :

  • Le son, le rythme : tambours, percussions, musique, chants, psalmodies, récitations. Ou bien la déprivation sonore : le silence. Cela concerne le sens auditif
  • L’obscurité ou la lumière, les couleurs : feu, éclairages… Cela concerne le sens visuel
  • Fumigations, parfums, encens… Cela concerne le sens olfactif
  • Le toucher des corps, d’objets, l’application d’onguents ou l’isolement de tout contact… Cela concerne le sens tactile
  • L’ingestion de substances diverses, aliments, boissons. Ou encore le jeûne… Cela concerne le sens gustatif
  • L’absorption de diverses substances telles que drogues, alcools… Cela concerne le système neurologique
  • L’activité physique : respiration spéciale, danse, gestuelle, postures, pantomimes, coït, rituel, théâtralisation, effets vocaux. Ou encore l’immobilité. Cela concerne l’activité musculaire.

C’est donc bien à travers les perceptions par les sens – ou l’aperception des sens – que l’homme a le plus souvent une porte d’accès aux ENOCs : ses cinq sens dont les messages amènent une réponse du cerveau pouvant être visible sur l’EEG. Voici comment différentes cultures connaissant les ENOCs stimulent ou déprivent un ou plusieurs sens pour provoquer des ENOCs :

  • Dans toutes les cultures connaissant la transe (chamanique ou/et de possession) on trouve : tambours et percussions, chants, psalmodies, danses et rituélies – qui sont les clés pour amener les ENOCs
  • Dans certains cas, on trouve l’isolement, la réclusion
  • Dans certaines cultures, il y a en plus l’absorption de substances psychotropes diverses
  • Et également dans l’islam mystique (chez les soufi par exemple) où ce sont les instruments de musique, les danses et psalmodies, des respirations spéciales qui ouvrent aux ENOCs
  • Dans les cultures plus méditantes (Inde, Tibet, aire bouddhiste…), c’est par des exercices respiratoires, la récitation de mantras, des psalmodies et des chants, l’isolement, la sonnerie de trompes… que sont stimulés les ENOCs.

L’Occident : chant grégorien, rock et raves

On peut penser (bien qu’à ma connaissance il n’y ait pas encore eu de recherches faites à ce sujet) que le chant chrétien liturgique, grégorien en particulier, puisse obtenir ce même effet : une réponse du cerveau induisant l’ENOC. Et bien sûr, nombre de pratiques alchimiques, magiques, cabalistiques, utilisent le son et la lumière pour atteindre des ENOCs : pratiques cérémonielles, éclairages, vibrations de sons, percussions…

Tout se passe comme si, pour son bien-être et son équilibre, l’être humain avait besoin de la transe. Il est ainsi tout à fait significatif de constater que, dans notre culture d’abord vouée à la matière et au quantifié, l’ENOC est spontanément trouvé  dans des contextes profanes : dans les « grandes messes » rock, dance, techno et autres raves par exemple où, manifestement et même en dehors de l’absorption de substances illicites, des états de transe sont atteints grâce à la musique, aux rythmes (qui se comptent également en Hz), aux lumières flashantes, aux odeurs, à la danse, à la proximité des corps en mouvement, à l’effet de communion quasi rituélique.

Cerveau et effet FFR

Dans des cérémonies chamaniques, des anthropologues avaient donc constaté la concordance du rythme du tambour avec le tracé EEG des participants. Il a ainsi pu être démontré que le son et la lumière, rythmés selon certaines fréquences et appliquées sur une certaine longueur de temps, amènent une réponse du cerveau qui tend à synchroniser son activité électrique sur ces fréquences. Ces travaux ont de même mis au jour l’effet du stroboscope[8] et de ses pulsations rythmées sur l’état de conscience et le tracé des ondes cérébrales. Il a ainsi été prouvé qu’une stimulation extérieure, visuelle ou/et sonore, a une action sur la nature des ondes cérébrales (et aussi sur la synchronisation des deux hémisphères cérébraux) : le cerveau tend à se mettre en phase, à s’aligner sur la fréquence en question. C’est ce que l’on appelle, en termes techniques, FFR (frequence following reaction) : la tendance qu’a le cerveau à suivre les fréquences qui lui sont proposées à l’aide du son, de la lumière.

Cette constatation a permis la mise au point d’appareils et de technologies pouvant nous servir, à nous Occidentaux ayant culturellement perdu nos clés d’accès aux ENOCs, à nous aider à accéder à ces états de conscience si désirables et salvateurs.

Ce sont là les outils du techno-chamanisme. Je les aborderai plus loin. Ils permettent, très concrètement, accéder à des ENOCs avec l’aide de ces outils.

Des drogues…

Auparavant, il faut encore parler d’une des extraordinaires aptitudes du corps humain que la neurobiologie a mis en évidence depuis seulement peu de temps : notre organisme peut produire, synthétiser, des substances ayant des effets similaires aux susbtances hallucinogènes.

Souvent, quand certains pensent ENOC, ils pensent hallucinogènes, et il est vrai que des peuples en utilisent pour provoquer ces états de conscience particuliers. Mais il est évident aussi que les drogues ne sont nullement indispensables à l’obtention d’ENOCs : d’autres peuples, et ils sont nombreux, ne s’en servent aucunement.

Ces recherches scientifiques récentes (depuis 1975) sur la chimie organique ont dévoilé que notre cerveau et certains de nos organes produisent tout à fait naturellement des substances aux effets analogues aux drogues utilisées en situation rituelle pour stimuler les ENOCs : peyotl, psilocybine, cannabis, yagé, ayahuasca, cocaïne, opium et ses dérivés tels que l’héroïne et la morphine, etc.

Notre corps, nos cellules, sont donc capables de synthétiser ces produits, et nous pouvons bénéficier de leurs effets de façon totalement naturelle et sans inconvénients : ni accoutumance, ni dépendance, ni « overdose ». Ces substances ont un énorme pouvoir sur notre état d’esprit, nos états de conscience, notre bien-être ou notre mal-être. Elles sont en rapport étroit avec les ENOCs.

Lorsque se manifestent les états non ordinaires de conscience, des substances biochimiques sont toujours impliquées, soit de manière endogène – c’est-à-dire synthétisées par le corps – soit de manière exogène – c’est-à-dire apportées de l’extérieur sous forme de substances opiacés ou hallucinogènes. – Johannes Holler / médecin(84)

Ces substances autogénérées, endogènes, ont pour nom neurotransmetteurs. À ce jour, on en a répertorié plus de soixante – et ce n’est pas fini. Elles ont, entre autres, un rôle-clé sur la peur aussi bien que sur la sérénité, sur l’énergie, la survie, la concentration, l’euphorie, l’appétit, le sommeil et l’état de veille, l’aptitude à apprendre, la détente, le désir, la sexualité, le plaisir, la force de la personnalité et la résistance physiques… Il faut savoir que des changements dans la quantité de neurotransmetteurs dans les cellules du cerveau produisent des changements immédiats dans les émotions ressenties et les états de conscience.

Voici quelques-uns de ces neurotransmetteurs, « drogues » naturelles synthétisées par nos cellules :

  • Les endorphines, c’est-à-dire nos « morphines » endogènes, sont des opiacés naturels. On connaît aujourd’hui une vingtaine de ces endorphines ayant des structures moléculaires proches de celles de l’opium, de la morphine et de l’héroïne. On connaît bien les effets antidouleurs et euphorisants de ces substances, ainsi que l’intensification des sensations de plaisir qu’elles peuvent provoquer. Les endorphines filtrent également les informations parvenant jusqu’à notre conscience en éliminant celles qui sont inutiles. La neurochimiste Candace Pert et son équipe du National Institute of Mental Health ont constaté que les endorphines sélectionnent les messages réceptionnés par nos cinq sens et peuvent permettre l’accès à des états de conscience différents. Par ailleurs, dans les situations impliquant du danger, nos sens, par l’action des endorphines, peuvent parvenir à une perception d’une intensité suraiguë pour permettre notre survie. Ainsi, les endorphines sélectionnent la « réalité » la plus utile pour nous, la plus bienfaisante, la plus exaltante…
  • L’enképhaline est un de ces opiacés naturels. Elle calme la douleur, minimise le stress, induit une euphorie et une disponibilité de l’esprit, neutralise la dépression et a une action positive sur les émotions. L’enképhaline a un effet analogue à l’héroïne et à la morphine.
  • La sérotonine qui a un rapport étroit avec la glande pituitaire liée, en Inde comme dans les traditions spirituelles de l’Occident, avec le « 3ème œil » et les capacités de précognition. Il est ici intéressant de se souvenir que le banian (ficus religiosus), c’est-à-dire le figuier sous lequel Bouddha médita puis atteignit l’illumination, est un arbre très riche en sérotonine. On connaît bien à présent l’influence de la sérotonine sur la survenue d’images hypnagogiques – et, sur un autre plan, dans l’amélioration des états migraineux. La sérotonine est de structure chimique proche du LSD et de la psilocybine, et aussi de l’ayahuasca qui est composé de différentes plantes amazoniennes. L’ingrédient actif majeur de ces trois substances est la diméthyltryptamine DMT, substance hautement hallucinogène, dont l’aspect moléculaire est analogue à la sérotonine produite naturellement par le cerveau humain.
  • L’adrénaline, appelée aussi « hormone du stress », a une action tonifiante sur le corps, la rate et les systèmes musculaire et cardio-vasculaire. Elle a aussi une action stimulante sur la sécrétion des endorphines par l’hypophyse. Elle a une structure moléculaire qui la rapproche de la mescaline, ce produit actif du cactus peyotl, utilisé dans certaines cultures amérindiennes pour provoquer la transe. L’ethnologue Carlos Castaneda a abondamment décrit ses ENOCs avec le peyotl[9] et comment, grâce à eux, sa vision du monde a été transformée et enrichie. L’écrivain Aldous Huxley[10] a également rendu compte de l’expansion de sa conscience sous mescaline. Il le rapporte : « La Vision de Béatitude, Sat Chit Ananda, la Félicité de l’Avoir-Conscience – pour la première fois je comprenais, non pas au niveau verbal, non pas par des indications rudimentaires ou à distance, mais d’une façon précise et complète, à quoi se rapportaient ces syllabes prodigieuses. » Sur le plan moléculaire, la mescaline ressemble beaucoup à une autre substance, l’éphédrine, qui est l’alcaloïde des Ephedra, plantes connues et utilisées dans la pharmacopée chinoise depuis des millénaires. Grâce aux Ephedra, la science occidentale a pu mettre au point la synthèse de l’amphétamine et de ses dérivés, toutes substances qui ont de remarquables effets sur le système nerveux. L’adrénaline et la noradrénaline que nous produisons dans nos corps, ont de tels points communs chimiques avec la mescaline et l’éphédrine, qu’elles se ressemblent comme des sœurs à quelques très légères nuances près.
  • La noradrénaline est chimiquement apparentée à l’amphétamine, à la cocaïne et à la mescaline. Elle a un effet stimulant sur le cerveau, sur la mémoire, sur la vigilance la plus aiguë. On l’a appelée la fontaine de jouvence du cerveau. La noradrénaline a une action sur les sensations de plaisir. On a constaté que la prise de médicaments induisant une diminution de la noradrénaline dans l’organisme déclenche une dépression, alors que les médicaments augmentant cette substance agissent comme des remontants. Dans certains cas, la présence de noradrénaline augmente la sensibilité et surcharge les voies sensorielles – ce qui est en rapport avec certains états de transe.
  • L’acetylcholine renforce les performances de la mémoire, la capacité d’apprentissage et de développement de l’intelligence (dans la maladie d’Alzheimer, on constate une diminution du taux d’acétylcholine dans l’organisme). L’acetylcholine a une incidence stimulante sur la production des endorphines. Elle a, par ailleurs, une structure moléculaire proche de celle de la nicotine. À ce propos, il est intéressant de savoir qu’en Amazonie le tabac est considéré comme un remède et, par exemple dans l’ethnie, Ashaninca, le chaman guérisseur est appelé Celui qui utilise le tabac : le tabac sert aux chamans amazoniens à entrer en ENOC et ainsi en contact avec d’autres réalités et à guérir[11].

De ce qui précède, on voit bien que des « drogues » sont toujours impliquées dans les ENOCs – mais que point n’est besoin de leur apport exogène puisque nos cellules sont tout à fait capables de les synthétiser. Reste à se demander comment « inciter » notre biochimie à fabriquer ces substances nous donnant accès aux ENOCS et à leurs pouvoirs, à de nouvelles compréhensions, à une nouvelle plénitude.

Le psychomental est le Chef d’Orchestre

Même au milieu d’une véritable révolution chimique, l’esprit garde sa supériorité sur la matière. En fait, il apparaît aujourd’hui que la structure moléculaire d’un neurotransmetteur dépend totalement de la manière dont le cerveau s’en sert (…). D’où vient donc cette faculté de produire les neurotransmetteurs ? Nous devrions peut-être nous intéresser à la question de la participation de l’esprit. / Dr Deepak Choprah, médecin

Cette citation de Deepak Choprah nous met au cœur des choses : il apparaît bien que c’est l’esprit, le psychomental, qui donne l’ordre de produire certaines de ces molécules spécifiques.

Le pouvoir de l’esprit sur le corps ne se discute plus. La médecine découvre aujourd’hui avec une certaine épouvante (parce que cela remet en question le sacro-saint dogme de l’efficacité des médicaments allopathiques) que l’effet placebo a permis de guérir jusqu’à 70% de patients dans certains cas ![12] La psycho-neuro-immunologie constate que le fait de visualiser un renforcement de ses propres défenses immunitaires augmente significativement le nombre de globules blancs présents dans le sang. Les travaux de cancérologues, tel Carl Simonton[13] et d’autres, démontrent que la visualisation de la guérison du cancer peut amener la guérison effective de malades qui avaient été jugés par la médecine en état terminal et mourants. La psychosomatique n’est plus guère discutée que par quelques tenants d’une arrière-garde s’accrochant à des conceptions du XIXème siècle…

Le psychomental a un immense pouvoir sur la matière : il peut rendre malade, il peut guérir. Ses émotions génèrent des manifestations physiologiques tout à fait concrètement mesurables (par exemple, production d’adrénaline en grande quantité en cas de colère ou d’émotion violente).

Si vous voulez réellement assister à un phénomène de psychokinésie (capacité de déplacer des objets physiques avec l’esprit), il vous suffit d’admirer les exploits de l’esprit sur la matière, à l’intérieur du cerveau. Il est tout à fait étonnant de voir que, pour chaque pensée, l’esprit réussisse à déplacer les atomes d’hydrogène, de carbone, d’oxygène et d’autres particules dans les cellules cérébrales. On pourrait penser que rien n’oppose plus une pensée immatérielle à la matière grise solide du cerveau. Le tour de passe-passe se produit pourtant, sans aucun lien apparent. / Sir John Eccles, prix Nobel de médecine (cité par Choprah 78

Comme je l’ai évoqué plus haut, les scientifiques ont réussi à photographier le résultat physiologique d’une pensée dans le cerveau par le procédé de la tomographie à émission de positons : ils se sont rendu compte que le cerveau répondait à la pensée par une réaction chimique, cascade de concrets neurotransmetteurs et de molécules messagères.

Des expériences et recherches ont été faites sur des personnes en ENOC. Par exemple : en 1983, dans le service de neurophysiologie de l’université de Munich et sous le contrôle du Professeur J. Kugler, on a procédé à une expérimentation sur des sujets occidentaux utilisant des Postures de Transe décrites par l’anthropologue austro-américaine Felicitas Goodman – et cela avec les instrumentations les plus modernes. Les appareils enregistrèrent alors de très grands changements chez les sujets en transe :

  • Les EEG montrèrent des ondes cérébrales dans l’intervalle Thêta, c’est-à-dire dans une bande de fréquences de 4 à 7 Hz
  • La pression sanguine s’abaissa en même temps que le pouls devint plus fort, chose tout à fait paradoxale
  • Le sérum sanguin révéla la présence d’adrénaline, de noradrénaline et d’endorphines.

Après la transe, les sujets déclarèrent se sentir euphoriques et heureux, ce qui est en rapport bien connu avec la sécrétion d’endorphines et le vécu de certains ENOCs. Comme vous le verrez plus loin : ce type de transe est simplement induit par la prise d’une posture physique et l’utilisation d’un son rythmé à 3 Hz, sans aucun apport de quelque drogue ou substance chimique exogène que ce soit.

Le chef d’orchestre est donc bien l’esprit, le psychomental. Alors revenons à notre question : comment pouvons-nous de façon pratique et tout à fait concrètement, inciter notre biochimie organique à fabriquer ces substances pouvant nous donner accès à d’autres états de conscience que l’ECO ?

J’y arrive : notre culture occidentale moderne, technologique et matérialiste, nous a donné des outils pour nous faciliter l’accès aux ENOCs.

Tout semble se passer comme si, quelle que soit la vision du monde d’une société, on finit toujours par (re)trouver des moyens pour que l’être humain puisse vivre des ENOCs.

Vous allez maintenant découvrir quels sont ces apports de l’Occident…

 

[1] Hertz = cycle par seconde. Symbole : Hz.

[2] Biofeedback est le nom générique de divers appareils informant sur certaines caractéristiques neurophysiologiques pendant le temps de la mesure. Je vous en reparlerai plus loin.

[3] REM signifie : Rapid Eye Movement. C’est la phase du sommeil où l’on rêve, et cette phase est caractérisée par des mouvements oculaires rapides, d’où son nom.

[4] Alyce & Elmer Green – Beyond Biofeedback – Knoll Publishing Company.

[5] Hollandais né en 1924 en et décédé aux États Unis en 2000.

[6] Ce qui n’est pas le cas des gens non entraînés car alors, même pendant la méditation, elles sont seulement majoritaires et voisinent avec les autres trains d’ondes  – Bêta, Thêta et Delta – qui sont minoritaires.

[7] Cade et Coxhead – The Awakened Mind – Element Books.

[8] Appareil émettant des flashes lumineux rythmés.

[9] Carlos Castaneda – L’Herbe du Diable et la Petite Fumée – 10/18.

[10] Aldous Huxley – Les Portes de la Perception – 10/18

[11] Le tabac amazonien (nicotiana rustica), cultivé sans engrais chimiques ni pesticides, s’il ne contient aucune des quelques cent substances ajoutées à nos cigarettes et cigares, contient par contre jusqu’à dix-huit fois plus de nicotine que ces derniers. Interrogé sur la relation tabac et maladies cancéreuses en Amazonie, Johannes Wilbert, l’autorité en la matière, a écrit : « Il existe certainement des preuves que les produits occidentaux à base de tabac (issus des variétés nicotiana tabacum) contiennent de nombreux et différents agents nuisibles qui ne sont probablement pas présents dans les plantes cultivées organiquement. Je n’ai pas entendu parler de chamans qui développent des cancers. » – Cité par Jeremy Narby (voir la bibliographie en fin de volume).

[12] L’ouvrage de l’historien spécialisé en pharmacologie Philippe Pindone (Les deux Médecines – Ed. La Découverte) est très instructif à cet égard.

[13] Carl Simonton & Reid Henson – L’Aventure d’une Guérison – J’ai Lu