Problématique

      De nombreux ouvrages ont été écrits sur la mort. Beaucoup d’auteurs et de chercheurs se sont penchés sur cette question. Malgré cela, la mort est toujours un mystère, un passage qui pose problème. Qui a toujours posé problème depuis la nuit de nos « temps civilisés ».

      Mais depuis quelques années, des chercheurs, qu’ils soient médecins, anthropologues, parapsychologues, ou autres, ont commencé à amasser des données qui pourraient remettre en question notre vision du monde dans les années à venir. Il existe, bien sûr, une abondante littérature sur la survie de l’âme après la mort, souvent plus ou moins douteuse d’ailleurs. Invérifiable, en tous cas. Les récits de morts se manifestant par le biais de médiums laissent tout de même planer un doute quant à la véracité des messages. Car il est, hélas, bien humain de vouloir attirer l’attention sur soi, et, donc, rien de plus simple que de vouloir en rajouter. Ou bien, dans un autre ordre d’idée, prendre des messages de son imaginaire comme venant de l’au-delà.

      Mais, il existe aussi des travaux sur la mort et les mourants, qui révèlent une étrange coïncidence avec les traditions des grandes religions, et des sociétés traditionnelles. C’est là que l’on peut constater que le texte du Livre des Morts Tibétain rend compte de phénomènes vécus par des milliers de personnes, dont le témoignage est certain. Des gens comme Raymond Moody, Stanislav Grof, Elisabeth Kübler-Ross, et d’autres ont apporté beaucoup pour la mise en évidence de phénomènes naturels, que beaucoup de gens ont tu, de peur du ridicule. En effet, dans nos sociétés occidentales, ce qui touche à la mort est tabou, et ce qui concerne les expériences paranormales est risible.

      Un fait certain est établi : nous allons tous mourir, vous, moi, vos voisins, les membres de votre famille, ceux qui se voilent la face devant la mort, ceux qui rient des fantômes. La mort est un processus universel. C’est, en quelque sorte, et même avant la naissance, le phénomène le plus important dans la vie de l’être humain sur terre. Quel intérêt y a-t-il, dans ces conditions, à vouloir la nier ?  Sans doute, cet aveuglement participe-t-il du domaine du pathologique, et entre dans le cadre plus vaste de la crise existentielle de notre civilisation technocratique et nihiliste (nihiliste dans le sens où elle ne respecte plus aucune des valeurs fondamentales : respect de soi-même et de son environnement). Une société qui s’acharne aveuglément à détruire son environnement ne peut plus prétendre à se qualifier d’équilibrée ni de raisonnable.

      Mais avant d’aborder les différents aspects présentés ci-dessus, faisons un retour dans le passé mythique de l’homme, à l’aube de la naissance de la mort.